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Receveurs

L’histoire de Jill

L’histoire de Jill (vidéo)


 

Jill Nicholson a beaucoup de gens à remercier de lui avoir sauvé la vie : les premiers répondants qui l’ont soignée, les chirurgiens qui se sont démenés pour sauver son pied et sa jambe fracturés et, enfin, les donneurs qui ont fourni les 18 unités de sang qui lui ont été transfusées.

Même si elle a pu elle-même exprimer sa reconnaissance à plusieurs de ces personnes, elle a dû se tourner vers la Société canadienne du sang pour remercier ceux qui avaient donné du sang anonymement. Elle a, en plus, tenu à participer à la campagne estivale de l’année dernière visant à encourager les dons de sang.

« Les donneurs de sang sont des gens formidables. Ils aident tellement de gens à rester en vie, sans même les connaître », observe-t-elle.

Jill est une motocycliste passionnée. En cet après-midi du 11 juin 2012, alors qu’elle rentre chez elle après le travail, à Lansdowne, en Ontario, un VUS tirant une remorque surgit devant elle. Les deux véhicules entrent en collision. Jill est éjectée de la moto, mais sa jambe reste coincée entre la moto et la remorque. Elle a le pied pratiquement sectionné et sa jambe est fracturée à plusieurs endroits. Des bouts d’os sont retrouvés le long de la route.

Les premiers répondants, qui arrivent très rapidement, la préparent pour l’arrivée de l’ambulance. Il est vite décidé qu’elle doit être transférée à L’Hôpital d’Ottawa. La blessée est donc héliportée jusqu’au campus Civic, où elle subit immédiatement une première opération — elle en subira cinq autres — pendant laquelle on lui transfuse plusieurs unités de sang.

La première semaine, Jill passe des dizaines d’heures sur la table d’opération afin que les chirurgiens réparent les nombreux dommages causés aux artères et aux tissus de sa jambe et de son pied. En plus des quatre unités de sang O- qui lui sont transfusées à son arrivée, avant que son groupe sanguin ne puisse être déterminé, Jill reçoit du sang A+ à chaque intervention.

Au cours des mois qui suivent, Jill alterne entre l’hôpital et les centres de réadaptation. Elle retrouve l’usage et la pleine mobilité de sa jambe et de son pied gauches, ce qui relève presque du miracle. Sa convalescence se passe tellement bien qu’elle rejoint l’équipe nationale de volleyball assis!

« Je dois quand même faire attention parce que mes nerfs sont encore endommagés et que mon débit sanguin n’est pas aussi fort que si j’avais trois artères. Mais la réadaptation a tellement bien fonctionné que la plupart des gens ne peuvent même pas deviner que j’ai eu un accident », se réjouit Jill.

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