Don et greffe d’organes et de tissus

selfless_act2

Trop souvent, on entend dire que quelqu’un a besoin d’une greffe d’organe. À l’occasion, on apprend qu’une personne a donné un organe à un membre de sa famille ou à un ami. Mais ce qui est rare, ce sont les gens comme Nathalie Randall qui, à l’âge de 19 ans, a donné un de ses reins à un pur étranger dont la vie dépendait de ce geste généreux.

Nathalie est en 10e année lorsqu’elle décide de donner un rein après avoir fait une recherche sur le don d’organes. Dès ses 18 ans, elle entreprend les démarches nécessaires et, à 19 ans, elle délaisse ses études universitaires pendant un semestre pour subir l’intervention.

« Quand j’ai appris combien de gens meurent dans l’attente d’un organe, j’ai su ce que je devais faire, raconte Nathalie. Donner un organe, c’est faire un geste concret aujourd’hui pour améliorer les conditions de vie de quelqu’un. »

La réaction de certains amis et membres de sa famille a toutefois étonné la jeune femme.

« Tout à coup, chacun avait son opinion. On s’inquiétait pour moi, probablement à cause de mon jeune âge, poursuit Nathalie. Mais je n’étais pas nerveuse du tout; je m’étais bien renseignée. »

L’opération a été un succès. La mère de Nathalie est venue d’Oakville pour accompagner sa fille pendant sa convalescence à L’hôpital d’Ottawa. Nathalie n’a pas rencontré la personne à qui elle a donné son rein, mais elle sait que c’est une jeune femme de son âge.

Les gens qui, comme Nathalie, donnent un rein de leur vivant à un inconnu contribuent grandement à réduire le nombre de personnes inscrites sur la liste d’attente pour un organe.

Après son geste altruiste, Nathalie a obtenu un emploi d’été à la Fondation canadienne du rein. Elle y a rencontré beaucoup de transplantés rénaux et de gens inscrits sur la liste d’attente ainsi que d’autres personnes comme elle qui ont donné un rein de façon anonyme.

Aujourd’hui âgée de 21 ans, Nathalie est de retour à l’école pour terminer ses études. Elle continue de travailler à la Fondation canadienne du rein, plus précisément pour le programme de financement Auto-Rein.

« Je veux sensibiliser les gens au besoin d’organes et les inciter à s’inscrire comme donneur, explique Nathalie. Je veux qu’ils connaissent mieux le processus et j’espère que mon expérience les convaincra d’envisager la possibilité de donner eux-mêmes un rein. »


 
Renseignez-vous sur la possibilité de donner un rein de votre vivant et sur le Programme de don croisé de rein.

Bookmark and Share