Bénévoles

Il existe bien des raisons de faire un premier don de sang : les uns auront été touchés par l’histoire d’un proche, les autres le feront par altruisme et d’autres encore auront été convaincus par une publicité inspirante. Dans le cas de Dennis Koebel, c’est une raison un peu moins noble qui est à l’origine de sa vocation.

« J’ai commencé à donner du sang à 16 ans pour manquer des cours », raconte Dennis en souriant. Le jeune homme a continué à donner sporadiquement au fil des ans, jusqu’à ce que sa mère, atteinte d’un cancer des ovaires, ait besoin de transfusions. « Ça m’a incité à continuer de donner et à en parler autour de moi », explique-t-il.

Dennis s’est alors mis à donner fréquemment et s’est servi de ses réseaux personnels et professionnels pour conscientiser les gens à l’importance du don de sang. Par exemple, il a organisé une collecte dans son ancienne école, où il a invité parents et voisins à donner du sang pendant que les élèves se faisaient expliquer le processus par un représentant de la Société canadienne du sang. « Des jeunes sont venus voir leurs parents donner du sang, se rappellet- il. C’était une occasion en or de les sensibiliser. »

À l’approche de son 100e don, Dennis a rallié collègues et amis pour l’aider à doubler son exploit. « Je me suis dit que si je convainquais 50 personnes et que chacune donnait deux fois, j’atteindrais les 200 dons, indique Dennis. Ç’a été une réussite sur toute la ligne. »

Aujourd’hui, Dennis donne religieusement tous les 56 jours. Chaque fois, il déjeune avec ses « frères de sang », un groupe de huit à dix hommes avec lesquels il donne du sang. Ses rencontres avec ses amis donneurs et le personnel de collecte lui tiennent tellement à coeur qu’il s’efforce de ne jamais en rater une.

L’engagement de Dennis va très loin, raconte son vieil ami Richard Leasa : « Après avoir voyagé dans certains pays, on n’a pas le droit de donner du sang pendant un an. Croyez-le ou non, Dennis s’empêche d’aller dans ces pays parce qu’il lui est impensable de ne pas faire de don pendant aussi longtemps! »

La passion de Dennis pour le don de sang lui a valu un siège au comité de liaison de la Société canadienne du sang du Centre-Sud de l’Ontario, puis au Comité national de liaison, où il représente les donneurs.

« Ça m’a fait comprendre que les réserves de sang sont vraiment vitales pour beaucoup de patients, dit-il. L’innocuité des produits est la grande priorité et je suis très fier de dire que nous avons l’un des systèmes les plus sûrs du monde. »

Photo: Lorella Zanetti