Donneurs

En 2011, lorsque Danny Ho s’inscrit au registre des donneurs de cellules souches UniVie, il ne cherche pas le moins du monde à devenir un modèle à suivre; il veut simplement se rendre utile.

« Je me suis dit que si un membre de ma famille avait besoin de cellules souches un jour, j’aimerais pouvoir lui en donner ou que quelqu’un d’autre le fasse », explique le jeune Ontarien de 26 ans.

« J’espérais aussi pouvoir aider d’autres personnes. »

Tout commence lorsque Danny apprend dans un reportage qu’il existe un réel besoin de dons de cellules souches. Peu de temps après, tandis qu’il est au centre commercial, il remarque un kiosque d’UniVie où un bénévole invite les gens à s’inscrire au registre des donneurs de cellules souches. « Je me suis dit que c’était l’occasion idéale », poursuit le futur donneur.

Le jeune homme quitte le centre commercial content de sa décision, loin de se douter que ce simple geste sauvera la vie de quelqu’un et transformera la sienne à jamais. « Après avoir frotté l’intérieur de mes joues avec le coton-tige, j’ai vraiment senti que je venais de faire une bonne chose, confie-t-il, même si je savais que les possibilités de compatibilité étaient minces et qu’on ne m’appellerait peut-être jamais. »

Mais à peine deux mois plus tard, Danny reçoit un coup de fil : il est compatible avec un patient en attente d’une greffe. « La nouvelle m’a causé tout un choc, avoue-t-il. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. J’ai vécu toutes sortes d’émotions; j’étais à la fois nerveux et heureux d’avoir été choisi. »

Danny n’hésite pas à aller de l’avant. On lui fait subir des tests pour confirmer qu’il est admissible, puis il se rend à l’hôpital Princess Margaret de Toronto, où il se retrouve des aiguilles dans chaque bras, les jambes enveloppées dans une couverture bien douillette, regardant un match de soccer à la télé sous l’œil attentif d’une infirmière.

Modeste, Danny ne veut pas ébruiter son expérience, mais il accepte d’en parler publiquement à l’invitation de l’organisme bénévole OtherHalf – Chinese Stem Cell Initiative, dont la mission est d’accroître les inscriptions de Sino-Canadiens au registre des donneurs de cellules souches. « Je suis devenu leur porte-parole, souligne Danny. Cela m’a permis de sensibiliser ma communauté, qui a pu voir que tout le monde peut devenir donneur. »

Danny a participé à de nombreuses campagnes de frottis buccal l’an dernier pour parler de son expérience et inciter d’autres Canadiens d’origine chinoise à s’inscrire au registre. Les hommes de 17 à 35 ans sont considérés comme des « donneurs optimaux », c’est-à-dire que ce sont les donneurs dont on obtient les meilleurs résultats chez les receveurs. Le Réseau UniVie de la Société canadienne du sang a particulièrement besoin de donneurs de cet âge et de différentes origines ethniques.

En véritable héros, Danny a été interviewé par les médias locaux et son histoire continue de faire écho grâce à sa mère, qui est très fière de son fils. « Mes parents sont honorés de ce que j’ai fait, dit Danny. Ma mère en parle à tout le monde. Elle a apporté les articles de journaux au travail pour les montrer à ses collègues. »

Pour vous inscrire au registre de donneurs de cellules souches, rendez-vous sur univie.ca.