Partenaires pour la vie

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De retour à la maison après la naissance de son troisième enfant, Dharampal Kaur s’habitue à sa nouvelle routine lorsqu’elle sent que quelque chose ne va pas du tout. Perdant beaucoup de sang, elle est conduite d’urgence à l’hôpital.

« J’avais l’impression que la vie quittait mon corps, se souvient Dharampal. J’ai voulu écrire un dernier mot à ma fille aînée, mais j’ai perdu connaissance. Plus tard, le médecin m’a dit que j’avais perdu cinq litres de sang en deux heures. » Pendant les cinq jours qu’elle passe à l’hôpital, Dharampal reçoit 13 unités de sang et autres produits sanguins.

Ayant reçu une transfusion après la naissance de son premier enfant, la jeune femme connaissait déjà l’importance du don du sang. Jamais, toutefois, elle n’aurait cru avoir besoin de transfusions pour survivre.

« C’est la première fois que je ressentais vraiment ce que c’était de laisser des êtres chers derrière soi, confie Dharampal. Depuis, je donne du sang une ou deux fois par année pour que d’autres personnes puissent en recevoir en cas de besoin. »

« Toute ma famille donne du sang régulièrement, poursuit-elle, notamment à la collecte de sang annuelle de la communauté sikhe. Nous prenons aussi part à l’organisation de l’événement. »

Le mari de Dharampal, Ramadeep Singh, participe en effet depuis plusieurs années à la coordination de l’opération humanitaire que la communauté sikhe de la Colombie-Britannique organise chaque année. Des milliers de sikhs canadiens donnent de leur sang dans le cadre de cette opération.

Depuis 1999, la communauté sikhe fait preuve d’un esprit communautaire hors du commun. Elle donne plus de sang que tout autre groupe inscrit au programme Partenaires pour la vie en Colombie-Britannique et fait aussi bonne figure sur la scène nationale. Elle constitue un exemple exceptionnel pour d’éventuels partenaires communautaires de la Société canadienne du sang.

Dharampal sera éternellement reconnaissante de l’investissement de sa communauté dans le système d’approvisionnement en sang. « Je ne connais pas les gens qui ont donné le sang qu’on m’a transfusé, mais je suis très heureuse qu’ils l’aient fait parce qu’ils m’ont sauvé la vie; rien ne peut remplacer ça. »

Photographie : Marcelo Dominguez

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