Receveurs

Natalie Smith a besoin de voir du positif même dans les expériences les plus négatives, comme la maladie de sa petite fille. Le positif, dans ce cas-ci, c’est l’aide de la Société canadienne du sang et la bonté des gens. « Sans cela, dit-elle, je n’aurais eu aucun moyen de maintenir ma fille en vie. »

La fille de Natalie, Madison Kirk, est âgée de cinq ans. Vous les reconnaissez peut-être : elles figurent parmi les visages de la campagne de publicité nationale de la Société canadienne du sang. Natalie a aussi été porte-parole des receveurs à plusieurs soirées Honneur à nos bienfaiteurs.

La petite Madison est née avec une cardiopathie congénitale. À l’âge de trois mois, elle a reçu sa première transfusion pendant une opération à cœur ouvert. On a ensuite dû la maintenir en vie artificiellement. Pendant son séjour de quatre mois et demi à l’hôpital, Madison a reçu une quarantaine de transfusions sanguines en plus de transfusions de plaquettes et de plasma. À huit mois, elle pesait moins de six kilos.

Madison est aujourd’hui une « vieille âme », dit sa maman, mais comme tous les enfants de son âge, elle adore aller jouer au parc. Bien que son manque de force limite ses capacités, elle aime aussi chanter, danser et faire semblant de magasiner et de faire des commissions.

Natalie est reconnaissante envers les donneurs qui ont rendu ces jeux possibles pour Madison. « Chaque fois que je vois un sac de sang, je me demande qui était le donneur, confie-t-elle. Si ce n’était pas de ce sang et des personnes qui le transfusent aux patients, je n’aurais aucun espoir. Le médecin de Madison a beau être très intelligent et l’équipement de l’hôpital très sophistiqué, cela ne sert à rien si l’on n’a pas de sang. »

Pourquoi Natalie et sa famille ont-elles choisi de devenir partenaires de la Société canadienne du sang? « La meilleure chose à faire lorsqu’on a un enfant malade, c’est de faire ressortir du positif de tout cela, répond-elle. Nous avons choisi de nous battre, de sensibiliser les gens et de les mobiliser afin de faire avancer les choses. Cela donne un sens à ce que nous vivons et c’est très important pour nous. »

Photographie : Lorella Zanetti