Receveurs

Octavio Hardy

Décembre 2011. Matthew Hardy et sa femme, Fabiola Akaishi, se rendent en Amérique du Sud avec leurs deux enfants, Octavio et Olivia, pour rendre visite à leur famille. Pendant le voyage, le petit Octavio, alors âgé de trois ans, contracte la bactérie potentiellement mortelle E. coli 0157.

Octavio commence par avoir des maux de ventre ordinaires, mais son état se détériore rapidement et les médecins posent un diagnostic de syndrome hémolytique urémique, mieux connu sous le nom de « maladie du hamburger ». Cette maladie survient lorsqu’une infection du système digestif produit des toxines qui détruisent les globules rouges, menaçant ainsi plusieurs organes, en particulier les reins.

Le père d’Octavio, Matthew Hardy, relate le rôle crucial qu’ont joué les dons de sang dans le traitement de son fils. « Le seul moyen de maintenir mon fils en vie en attendant que les toxines s’éliminent d’elles-mêmes, c’était de renouveler son sang par des transfusions », explique-t-il.

Le corps d’Octavio ne produisait pas suffisamment de globules rouges pour remplacer ceux qui étaient détruits. La seule façon de le sauver : lui donner du sang.

« Aucune machine ni aucun autre traitement n’auraient pu sauver Octavio, insiste M. Hardy. Sans les dons de sang, notre merveilleux petit garçon n’aurait pu survivre. Si notre fils est aujourd’hui en bonne santé, c’est grâce aux gens qui ont pris le temps de donner du sang. »

Avant cet incident, les parents d’Octavio n’avaient jamais vraiment songé au don de sang. Aujourd’hui, ils sont tous deux donneurs, car ils savent mieux que personne l’importance de ce geste.

Quant à Octavio, il vient d’avoir quatre ans, et grâce à la générosité des donneurs, il est redevenu le joyeux petit garçon qu’il était avant sa maladie.