Le mot du Dr Sher

Je vous souhaite une bonne lecture de l’édition hiver-printemps de Pulsation.

L’actuel accord canadien sur la santé arrivera à terme en 2014, et la Société canadienne du sang joue un rôle important dans les pourparlers à l’échelle nationale sur ce sujet vital. En tant qu’organisme pancanadien, notre mission touche à plusieurs aspects et secteurs du domaine de la santé. Un Canadien sur deux affirme avoir eu besoin de sang ou connaître un proche qui en a eu besoin. Nous jouons un rôle de premier plan dans la lutte pour améliorer le sort des malades et sauver des vies et sommes un partenaire à part entière du secteur des soins de santé au pays.

Depuis 1998, année d’inauguration de la Société canadienne du sang à la suite de la tragédie du sang contaminé, nous avons su gagner la confiance des Canadiens en promouvant sans cesse des pratiques d’entreprise sécuritaires, responsables et transparentes.

Au tout début de l’existence de la Société canadienne du sang, les pouvoirs publics ont investi massivement pour réparer un système défaillant. Les fonds ont apporté de la stabilité, permis d’améliorer la sécurité des produits et des processus et contribué à ce que les Canadiens reprennent confiance dans le système d’approvisionnement en sang. Au cours des dernières années, les gouvernements ont reconnu notre apport et notre potentiel de réussite dans d’autres secteurs de la santé.

Le mandat de cinq ans en matière de don et de greffe d’organes et de tissus qu’ils nous ont conféré en est la preuve. Contrairement à d’autres programmes de santé, le don et la greffe d’organes et de tissus gagnent à être pris en charge à l’échelle nationale. Et c’est grâce à notre expertise en tant que fournisseur national de services de santé que nous avons été choisis pour collaborer avec les différents intervenants en vue de mettre sur pied un système plus efficace.

Nous avons jusqu’à présent réussi à lancer le Registre des donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires et sommes en train d’élaborer une liste nationale des patients en attente d’une greffe d’organe ainsi que le Registre des patients hyperimmunisés. Le Registre des donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires facilite les dons de reins croisés entre des couples de receveur et de donneur incompatibles. Mis sur pied en janvier 2009, il a célébré la réussite de sa centième greffe.

En avril 2010, la Société canadienne du sang a présenté un plan stratégique comptant 25 recommandations dont le but est d’améliorer l’efficacité du système actuel. Le plan met en avant les possibilités offertes lorsque les provinces collaborent entre elles, comme ce fut le cas pour l’élaboration des registres. Les recommandations sont actuellement à l’étude par les sous-ministres de la Santé provinciaux.

Nous allons en outre inaugurer une banque publique nationale de sang de cordon ombilical, un projet façonné au cours des dernières années. Cette banque, devant refléter la mosaïque ethnique du Canada, a été élaborée par UniVie, qui en assumera aussi la direction. Elle améliorera l’accès aux cellules souches provenant du sang de cordon ombilical, une source riche en ce type de cellules, dont les patients souffrant de maladies mortelles ont grand besoin.

La fondation et l’évolution de la Société canadienne du sang, un fournisseur de services de santé d’envergure nationale, réglementé par le gouvernement fédéral et financé par les provinces, constituent un modèle innovateur pour le secteur de la santé.

Le temps est venu de partager nos acquis en étendant notre expertise à d’autres branches du système de santé. Le moment est propice pour faire profiter tous les Canadiens de notre potentiel.