UniVie

Quand Mike Hogman, de Nanaimo, et Huw Williams, d’Ottawa, se sont rencontrés pour la première fois à l’aéroport Pearson de Toronto, au printemps, il s’était écoulé plus de deux ans depuis la visite fortuite de Mike sur la page Facebook du réseau UniVie, et plus d’un an depuis qu’il avait sauvé la vie de Huw en lui donnant de la moelle osseuse. Sans Facebook, leurs destins ne se seraient probablement jamais croisés.

En 2008, Huw a appris qu’il souffrait de leucémie myélogène chronique et qu’il aurait besoin d’une greffe de moelle osseuse pour vaincre cette maladie. Comme personne n’était compatible avec lui dans sa famille, son seul espoir de survie reposait sur un donneur ne lui étant pas apparenté.

Mike s’est inscrit à UniVie après avoir découvert la page Facebook du réseau sur la recommandation d’un ami. Quelques mois plus tard, le 17 décembre 2009, il faisait un don de moelle osseuse à Huw. Un an après la greffe, après avoir consenti à la divulgation mutuelle de leurs coordonnées, les deux hommes ont communiqué pendant quelques mois par l’entremise de Facebook et par téléphone, puis ont décidé de se rencontrer à Toronto.

À son arrivée à l’aéroport Pearson, Mike a été chaleureusement accueilli par Huw et des membres de sa famille, dont son père et sa sœur. « Merci d’avoir sauvé la vie de mon frère », a dit celle-ci, devant des journalistes visiblement touchés par la scène.

« Je m’étonne encore qu’il n’ait fallu qu’un simple clic sur la page Facebook d’UniVie et un simple prélèvement d’ADN par frottis buccal pour mettre en route un processus qui allait me sauver la vie, confie Huw. Ma famille et moi sommes profondément reconnaissants envers Mike et toutes les personnes qui se portent volontaires pour donner des cellules souches. »

« Il est aussi facile de s’inscrire à UniVie et de faire un don de moelle osseuse que de donner du sang, tient à souligner Mike. Cette expérience m’a procuré une grande joie. La joie de savoir que j’avais, par un geste simple, sauvé la vie de quelqu’un et transformé celle de sa famille. »

À 23 ans, Mike fait partie d’une tranche d’âges (17 à 25 ans) considérée optimale pour les malades. « Les cellules souches de jeunes donneurs, en particulier ceux de sexe masculin, donnent plus souvent de bons résultats, car elles permettent une meilleure reconstitution du tissu médullaire », explique Sue Smith, directrice exécutive du réseau UniVie.

« Les réseaux sociaux tels que Facebook permettent à UniVie de se faire connaître auprès de ceux et celles dont ils constituent la source d’information privilégiée et le principal moyen de communication. Chacun de ces internautes pourrait être synonyme de survie pour un malade : voilà un formidable potentiel à exploiter. »